Depuis plusieurs années, les artistes de La Mue du Lotus ne souhaitent plus seulement interpréter des personnages au sein d’un spectacle. Au fil des créations, un autre désir s’est affirmé : celui de porter eux-mêmes des matériaux, de prendre la parole, d’improviser, d’écrire, de chanter, de danser, de faire naître des formes dont ils deviennent les premiers inventeurs.
Les performances naissent de cette évolution. Elles ne constituent pas une version réduite d’un spectacle, ni un simple outil de diffusion. Elles offrent un espace de création où une idée, un geste, une voix ou une rencontre peuvent exister pour eux-mêmes, sans avoir à s’inscrire dans la dramaturgie d’une grande forme. Leur brièveté n’est pas une contrainte : elle invite au contraire à une écriture plus libre, plus directe, plus risquée.
Chaque performance devient ainsi un terrain d’expérimentation. Un acteur peut y explorer une présence chorégraphique, un autre faire entendre un texte qu’il a écrit, un troisième construire une partition vocale ou improviser avec le public. Le travail consiste moins à fabriquer un objet fini qu’à accompagner l’émergence de propositions singulières, capables de révéler les imaginaires propres à chacun.
Les performances brouillent les frontières entre interprète, auteur et créateur, et ouvrent un espace où chacun peut inventer sa propre manière d’être au plateau.
Pour accompagner cette recherche, la compagnie invite des artistes issus de différents horizons — théâtre, danse, musique, chant, écriture — Marie Cambois, chorégrpahe Elsa Grzeszczak, metteuse en scène, à travailler aux côtés des interprètes. Leur rôle n’est pas de transmettre une discipline, mais de provoquer des rencontres, de déplacer les habitudes, de faire surgir des langages inattendus. Seront aussi mobilisées sur ce projet, Virginie Marouzé, directrice artistique de Tout va bien et Prune Lardé, musicienne et chanteuse.
Chorégraphes, metteurs en scène, musiciens ou scénographes deviennent les partenaires d’une recherche collective où les disciplines se croisent sans jamais se hiérarchiser.
Pensées pour circuler facilement, ces formes légères pourront être présentées dans des théâtres comme dans des médiathèques, des établissements scolaires, des espaces publics ou des lieux patrimoniaux. Cette mobilité répond certes à de nouveaux contextes de diffusion, mais elle traduit surtout une conviction : le théâtre peut surgir partout où des artistes et des spectateurs acceptent de partager un même instant de présence.
À partir de 2027, ces performances constitueront progressivement un nouveau répertoire vivant de la compagnie. Elles accompagneront les grandes créations sans leur être subordonnées, alimenteront les recherches futures et offriront aux artistes de La Mue du Lotus un espace d’autonomie où pourront se développer de nouvelles écritures, de nouvelles collaborations et de nouvelles façons d’habiter la scène.
36 rue de Dieuze
54000 Nancy
36 rue de Dieuze
54000 Nancy







